Retour aux sources

Comme beaucoup d’entre vous le savent, j’habite dans cette belle région que l’on nomme l’Ardenne bleue, le pays des sources. Autrement dit, un pays d’eau.

L’Ardenne Bleue, c’est notamment, le Plateau des Hautes Fagnes et sa Réserve Naturelle du même nom, pleine de mystère et pleine de vie. Mais pas que ça ! Les vallées sont nombreuses et enchantent le paysage : la Helle, l’Eau Rouge, la Warche, la Hoegne et j’en passe.

La tourbe !?

Vous l’aurez compris, j’ai un faible pour les tourbières. Ce n’est pas par hasard que j’ai passé 6 mois en Ecosse … où l’on se chauffe encore parfois au feu de tourbe comme autrefois. Les tourbières offrent des paysages empreints de mystères surtout quand une chaleureuse lumière se mêlent aux brumes matinales – mais, je m’emporte !

Une tourbière, kezako ?!  Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas bien compliqué. Pour faire une tourbière, il faut 2 choses : de l’accumulation d’eau et de l’accumulation de matière organique. Si les conditions climatiques et topographiques s’y mettent… PAF ! ça fait des chocapics  tourbières. Le sol est saturé en eau stagnante ou très peu mobile, ce qui n’arrange pas le travail des micro-organismes qui décomposent normalement les matières organiques. La litière végétale ne minéralise donc que très lentement et partiellement puis, elle s’accumule pour donner, in fine, de la tourbe. Ce processus très lent est facilité par la présence des sphaignes (mousses), reines ultimes des tourbières, qui composent principalement ces milieux et qui ont la capacité d’absorber de l’eau jusqu’à 90% de leur poids !

Sphaignes (Sphagnum palustre) credits Bernd Haynold, CC-by-sa 1.0

Tetra Lyre (Tetrao terix) credits Vpn, CC-by-sa 3.0

Les tourbières ont un rôle très important dans le cycle du carbone et dans le cycle de l’eau, puisqu’elles vont accumuler ces éléments.

D’autre part, ces milieux abritent une biodiversité riche et souvent fragile, comme par exemple le Tétra Lyre (Tetrao tetrix), communément appelé Petit Coq de Bruyère qui est une espèce menacée. D’ailleurs, en parlant de lui, sachez que nous sommes en plein dans sa période de reproduction et que, à cette occasion, certaines zones des Hautes Fagnes sont interdites. En matière de flore, notons la présence des Drosera ou Rossolis qui sont de petites plantes insectivores – oui, vous avez bien lu – que l’on retrouvent dans les tourbières.

Drosera sur North Uist
Droséra rencontrée sur une tourbière écossaise

Nombreux sont les ruisseaux qui naissent dans les Hautes Fagnes. Par contre, l’eau qui provient des tourbières étant très pauvre en mineraux et très acide (pH ± 4), le développement de la vie y est très limité (pas de poissons ou de plantes à fleurs).

Territoire de légendes, sa nature ne laisse pas indifférent. Quelle que soit la saison, mon âme fagnarde ne s’en lasse pas.  Mais… l’hiver, c’est peut-être ma saison préférée. La neige … ! Et puis, la lumière de l’hiver dans les Fagnes laisse généralement rêveur. Tout le monde n’a pas le coeur en hiver comme moi. Mais, avouez comme c’est beau ! Allons, prenons notre mal en patience jusqu’à l’année prochaine.

« Back to Nature »

Sinon, je vous invite à jeter un oeil à cette sublime vidéo « Back to Nature », présentée par l’Agence du Tourisme de l’Est de la Belgique.

Alors, on va se promener ?! En avant !

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