Ma vie de biologiste : les conférences internationales (en Australie !)

Le métier de scientifique, c’est plein de facettes. Si vous suivez mes aventures, vous êtes probablement bien au courant du glamour du travail de terrain : on s’amuse dans la boue et les rivières à attraper des gros poissons.

Bon après, quand on rentre au bureau, c’est le côté plus dépressif qui commence : il faut entrer ses données, tout mettre au propre, analyser ses résultats, écrire et publier… Ah oui, ça a l’air effectivement simple dit comme ça. Mais bon, cette partie là du boulot, on va la mettre de côté pour le moment.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une partie plutôt sympa du boulot, qui est aussi très importante pour le monde scientifique : parler de ses recherches (et trouvailles en conférence internationale).

En Décembre 2018, mon superviseur, mon co-doctorant et moi même nous sommes envolés pour l’Australie pour aller à la conférence « Fish Passage ».

 

La partie pas fun du tout : les 5 avions qui me séparent de l’Australie… Durban-Johannesburg, Johannesburg- Dubai, Dubai – (Bangkok) – Sydney et finalement Sydney – Albury ! Au final, de porte à porte, il m’aura fallu 48h. Et donc, l’Australie, je n’y retournerai pas avant d’avoir gagné au loto et de pouvoir m’offrir des vols plus directs !

Albury, c’est une petite bourgade de province plutôt sympathique à une heure de vol de Sydney. Destination un peu en dehors des sentiers battus pour une conférence international ! Albury, c’est la ville de l’Université Charles Sturt qui organise la conférence, mais aussi le coeur de la région du bassin Darling-Murray qui alimente une bonne partie de l’Australie et au coeur de nombreux projet de recherche, dont de nombreux project tournant autour de la libre circulation des poissons et la connectivité des rivières.

Quelques photos prises au détour des rues d’Albury :

Et du campus de Charles Sturt ! Très moderne. Je retiens les toilettes sèches (c’est la grande classe!) et le labyrinthe pour se vider la tête !

Arrivée le dimanche soir et le lundi matin, c’est déjà plein feu : je me suis inscrite pour un atelier plutôt technique. On apprend tous les mystères de la technologie dites PIT-tags (en simple, une version plus high tech des puces pour chats et chiens utilisé en recherche) et on apprends même à construire nos propres en antenne. Pour faire simples, c’est un système où : on tagge des poissons avec des pit-tags (ou puce) qui vont passer à travers – par exemple – des passes à poissons dans lesquelles sont installées des antennes de détection. Finalement, c’est le même principe des étiquettes antivols et des détecteurs à la sortie des magasins.

En général, il y a souvent un côté culturel dans ce genre de conférence internationale et l’Australie n’a pas fait exception. Le lundi au soir, nous avons eu droit à deux cérémonies : la bienvenue au pays et la cérémonie de la fumée. La cérémonie de la fumée et réalisée par un ancien, et elle sert à purifier et débarrasser des mauvais esprits.

Finalement, après tout cela, c’était 3 jours de conférence intense à écouter diverses présentations des quatre coins du monde, faire des rencontres, imaginer des nouveaux projets ! Et puis, il faut bien avouer, c’est quand même entrecoupé de choses sympa comme un dîner de gala. Mais aussi, une présentation publique de Zeb Hogan, un explorateur National Geographic qui se « spécialise » en poissons géants !

Pour le côté gastronomie…. mmmh la bière passe plutôt pas mal, par contre, le hot dog australien, on repassera ! (C’était du kangourou et, ce type de sandwich est hyper australien, et ils en raffolent apparemment ? Je n’étais pas sure si c’était une blague ou pas, je dois bien l’avouer).

Le dernier jour, c’était à mon tour de présenter mon projet. Super, nous étions les seuls « africains » de la conférence, du coup, nous avons fait pas mal d’intéressés. Puis bon, une photo de crocodile par ci, une photo d’hippopotame par là et on se met la foule dans les poches 😉

 

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Nous avons terminé le programme officiel avec 2 jours sur le terrain pour en apprendre plus sur la façon dont les australiens gèrent leurs ressources en eau, leurs poissons et leurs rivières. Au programme : visite de différents sites techniques et d’acteurs de terrain mais aussi un diner-croisiére dans le Gunbower National Park !

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Des Cacatoes !
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Gunbower National Park au couché du soleil
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Vous n’allez pas me croire, mais c’est ma seule photo de kangourou !
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Le gunbower est caractérisé par ses forêt submergées

Après le côté boulot, j’ai quand même eu droit à quelques jours d’exploration en solo en montagne. La suite au prochain épisode !

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3 réflexions sur “Ma vie de biologiste : les conférences internationales (en Australie !)

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